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    Commentaires des Gérants 

 

L’Actualité Financière est le reflet le plus récent possible du sentiment de nos principaux partenaires et fournisseurs.

Les banques, Sociétés de Gestion, et autres gérants, nous communiquent leur opinion sur les marchés qu’ils pratiquent quotidiennement, et sur leurs thèmes favoris.

 

 

MARCHES FINANCIERS

       Analyse Marchés


Rebond économique aux Etats-unis est confirmé.

 

Extrait du compte-rendu du 22 Avril 2010 de Carmignac Gestion

 

"Aux Etats-Unis, la croissance s’est affermie pour se transformer en authentique reprise (plus de 3% de croissance attendue en 2010 et 2011). Les embauches ont repris et les profits des entreprises (estimations révisées à +27%) semblent les inciter à se lancer dans un nouveau cycle d’investissement. Simultanément, la réduction de l’effet de levier de l’économie américaine est incontestablement en cours, même si la résorption de la dette des entreprises financières et non financières, ainsi que celle des ménages prendra du temps. L’économie américaine semble être parvenue à enclencher une dynamique vertueuse alimentée par la hausse des profits, de l’investissement et de l’emploi, compensant les effets de la baisse de l’endettement privé. La possibilité d’une authentique croissance auto-entretenue outre-Atlantique n’est apparemment plus très éloignée, d’autant que le rebond en cours semble déjà concourir à une stabilisation du déficit budgétaire.

Avec l’accélération de la croissance dans les pays émergents, l’activité mondiale se resynchronise

Dans les pays émergents, la croissance déjà forte s’est encore accélérée : la Chine n’est plus seule à connaître un rythme d’activité élevé ; l’Inde (+8%) et le Brésil (+7%) ne sont plus en reste. Sur les trois mois écoulés, la croissance mondiale a ainsi pris une réelle ampleur : un gain proche de 4% en 2010 (à comparer aux 5% des années précédant la crise) ne paraît plus hors de portée. Quant aux marchés, entre leurs points bas respectifs d’octobre 2008 à mars 2009 et leurs niveaux de fin mars 2010, l’indice Morgan Stanley des pays émergents s’est apprécié de 126%, l’indice Standard and Poor’s 500 américain de 76% et l’Eurostoxx de 66%. Les marchés actions ont ainsi clairement validé l’optimisme dont nous avons témoigné à leur égard depuis le mois de mars 2009, quand nous fondions notre anticipation de retour à la croissance économique sur la mise en oeuvre de politiques budgétaires et monétaires expansionnistes que ne viendrait pas brider la menace de l’inflation.

La zone euro sous forte pression

En Europe, les déficits publics qui se sont gonflés en réaction à la crise font apparaître des situations insoutenables dans certains Etats membres. De son côté, la BCE est contrainte de poursuivre une politique monétaire accommodante. Au-delà de la Grèce, la dérive des finances publiques se révèle désormais difficilement acceptable pour les marchés : le Portugal, l’Espagne, l’Italie et même la France sont confrontés à l’impérieuse nécessité de résorber leurs déficits et leurs dettes publiques dans un contexte déjà rendu récessif par la réduction des crédits bancaires et de la dette des entreprises. L’absence de politique commune ou même concertée ajoute à la difficulté. Elle empêche la mise en oeuvre d’un dispositif économique européen capable d’atténuer les effets du freinage induits par le retranchement fiscal à venir imposé par le marché des dettes d’Etat. Dans un tel contexte la poursuite de la baisse de l’euro nous apparaît difficilement évitable.

Les pays émergents gèrent adroitement les pressions inflationnistes

Eu égard à leur forte croissance, les pays émergents font face à des pressions inflationnistes. S’il est possible que la Banque centrale indienne, malgré son impressionnant historique en matière de politique monétaire, soit aujourd’hui quelque peu en retard dans sa lutte contre la hausse des prix, nous estimons que les autorités chinoises gèrent adroitement les tensions qui se font jour. Réticentes à relever leurs taux directeurs, elles ont rehaussé le coefficient de réserves obligatoires de 100 points de base, pris des mesures spécifiques contre la spéculation immobilière et ordonné la réduction du taux de croissance des crédits accordés au secteur privé de 40%. Ces mesures chinoises seront probablement renforcées à brève échéance, sans que l’on puisse exclure la possibilité de hausses des taux directeurs. Cependant, comme l’illustrent les cas australien ou indien, des hausses modérées de taux directeurs que les marchés jugent justifiées n’empêchent pas la poursuite de la hausse des marchés d’actions. Par ailleurs, l’arme ultime des autorités chinoises contre le risque inflationniste est la réévaluation du yuan. Devant la récente réduction des pressions extérieures, notamment américaines, en faveur d’une décision chinoise en ce sens, il est vraisemblable que cette décision voie le jour dans un avenir relativement proche. La reprise de la réévaluation du yuan constituera une étape supplémentaire dans le rééquilibrage global dans lequel la Chine tiendra pour de bon le rôle principal."

 


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